Les installations déstabilisantes de Serra Victoria Bothwell Fels

Les installations déstabilisantes de Serra Victoria Bothwell Fels

Serra Victoria Bothwell Fels naît à Knoxville, dans le Tennessee. Elle étudie d’abord la psychologie sociale à Stanford, puis la métallurgie à Smithville, avant de compléter en 2016 un master en beaux-arts à l’Université Columbia (New-York).

Avec son collectif Rabid Hands, c’est cependant dès 2011 qu’elle commence à investir de ses installations inattendues des lieux qui s’en trouvent transformés : ancien couvent, entrepôt vide ou hall abandonné, tous reprennent vie grâce aux nouveautés qui viennent prendre place en leur sein.

Elle se fait connaître internationalement en 2013, après avoir exposé au Palais de Tokyo.

 

 

 

 

Serra Victoria Bothwell Fels se plait à souligner l’importance de notre environnement sur notre perception du monde et de nous-mêmes. Ainsi, ses installations bousculent notre sens de la réalité en s’intégrant au contexte architectural du lieu, tout en le détournant. Entre réalité et imagination, site banal et lieu rêvé, le spectateur est déstabilisé et a parfois du mal à distinguer la limite qui sépare le préexistant de la nouvelle installation.

Cette limite qui devient floue, c’est aussi celle qui dissocie le monde physique de la façon dont nous l’imaginons. En effet, l’artiste nous invite à nous demander s’il existe un lien entre les deux, et si l’un peut finir par se substituer à l’autre… En somme, nous sommes invités à réévaluer ce que nous pensons devoir être notre environnement.

 

  

 

 

Défiant les catégorisations, les interventions sculpturales de Serra Victoria Bothwell Fels semblent provenir de différents univers, pouvant aller du folklorique à la science-fiction, pour se rejoindre toutefois à la croisée du physique, de l’environnemental et de l’architectural.

Les lames de plancher éclatent les parquets et des crêtes montagneuses surgissent du sol de la galerie, les morceaux de bois gonflent, les matériaux se répandent, envahissant jusqu’à plusieurs pièces différentes : l’inanimé semble reprendre vie. L’espace mondain devient alors une zone de rupture, perturbée et perturbante.

Les normes établies autour de notre environnement tombent les unes après les autres, et un nouveau champ de possibilités vient remplacer la stabilité présumée de nos espaces de vie.

 

  

 

 

Serra Victoria Bothwell Fels a déjà investi les murs, sols et plafonds de la Clocktower Gallery (New-York), du Pioneer Works (Brooklyn), de l’université de Wisconsin (Oshkosh), du BRIC (Brooklyn), du Sun Valley Center for the Arts (Ketchum) et du Small Mellon (Brooklyn).

En 2019, elle a été finaliste de la catégorie « Architecture/Environmental Structure/Design » pour le prix décerné par la New-York Foundation for the Arts.

 

Retrouvez-la sur son site internet et sur Instagram.

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