Les jeux de décalage créatifs d'Élodie Antoine

Les jeux de décalage créatifs d'Élodie Antoine

Élodie Antoine (1978, Vitron) est une artiste plasticienne qui réside à Bruxelles. En 2002, elle est diplômée de l’atelier sculpture de l’ENSAV, La Cambre, où elle développe sa pratique de l’installation et du dessin, mais aussi et surtout de la sculpture souple, ayant recours à la fois à la dentelle, au crochet, à la couture, à la broderie, au feutre ou à la maille.

La même année, elle est lauréate du prix de la jeune sculpture de la Communauté Française pour œuvre de petit format, et, en 2004, du prix du Luxembourg Arts Plastiques. En 2014, elle reçoit la mention Marc Feuilien, décernée par la fondation Marie-Louise Jacques.

Élodie Antoine travaille aujourd’hui avec la galerie Aeroplastics Contemporary Brussels.

 

 

Dripping felt - Feutre, acrylique - 14x14cm - 2015

 

Gaine brodée, utérus - motif brodé - 36 x 40 cm - 2003

 

Carnivorous flower - velour rouge et fermeture éclair - exhibition "Duos" musée Jurassien, Switzerland - 2011

 

L’artiste crée des objets hybrides, fruits de la rencontre d’univers parallèles : elle nous surprend ainsi avec un rouge à lèvres en forme de mèche à béton, d’immenses dents en feutre blanc, des centrales nucléaires en dentelle ou encore des usines en tissus matelassés…

On notera qu’elle s’empare presque exclusivement de médiums traditionnels, auparavant pratiqués au quotidien par des femmes dans un cadre domestique, en jouant sur les décalages. Elle les détourne ainsi de leurs fonctions initiales dans des installations tour à tour poétiques, drôles et inquiétantes.

 



Leopard mushroom - lycra en forme de champignon - 2011

 

Chapelle de Saint They - installation en velour rouge dans une chapelle - copyright F Talairach - 2009

 

Balles de tennis mutantes - feutre jaune, technique mixte - 2016

 

Souvent, l’un des matériaux utilisés se met à se reproduire dans ses installations, colonisant le lieu et contaminant l’espace, pareil à une excroissance, un champignon ou une moisissure.

Envahissant ainsi une scène rassurante, connue, quotidienne, en une action immobile, ces envahisseurs semblent se multiplier sous nos yeux, provoquant une paradoxale sensation d’attraction et de répulsion combinée chez les visiteurs.

Les éléments inanimés qu’Élodie Antoine met en scène semblent prendre vie, et ses sculptures narratives nous font voyager dans les divers tableaux d’un conte pour enfant, souvent étrange et inquiétant, mais aussi plein d’humour et de dérision !

 

Retrouvez ses oeuvres sur Instagram et sur son site internet.

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