On aime travailler avec... #07 : Nadia Fischer

Cela fait maintenant plusieurs années que Nadia nous accompagne pour traduire certains titres du catalogue... Rencontre !

Peux-tu nous résumer ton parcours professionnel et ce qui t'a conduit à la traduction ?


Après une maîtrise de littérature anglaise, j’ai longtemps travaillé en tant que libraire à Londres et à Paris. Amoureuse de la langue et des livres, mais frustrée par l’aspect trop commercial (certes inévitable) de ce métier, j’ai donc repris mes études pour passer l’équivalent d’un master 2 (DESS) en traduction littéraire. De là, j’ai enchaîné par un stage en maison d’édition, et les propositions de traductions ont alors suivi assez vite.


Comment définirais-tu ton métier ?


Traduire, c’est une activité très solitaire, qui exige néanmoins une grande ouverture – aux mots d’un autre, à des univers parfois totalement inconnus, … à des horaires fluctuants ! C’est aussi, à mes yeux, une sacrée responsabilité : qu’il s’agisse de documentaires ou de romans, le travail de recherche pour s’immerger dans le contexte et veiller à ne pas dénaturer le propos de l’auteur (et son style, bien sûr, mais cette vaste question fait l’objet de bien d’autres débats) s’avère essentiel.


Qu'est-ce que tu préfères dans l'activité de traductrice ?


Traduire les mots des autres, cela représente un défi terrifiant et passionnant à relever. J’ai la grande chance d’être toujours (allez, presque toujours) contente de m’asseoir devant mon ordinateur pour entamer une nouvelle journée. L’aspect recherche (de la bonne formule, d’informations sur un sujet donné) me plaît énormément, parce que le cerveau reste toujours en ébullition : quand on traduit, on n’est jamais en mode automatique. Ça peut être épuisant, c’est vrai, mais jamais ennuyeux.


Y a-t-il une spécificité à traduire des ouvrages Pyramyd ?


Dans le domaine des beaux livres et des ouvrages illustrés, il y a un aspect pratique lié notamment au calibrage (quand le texte doit s’adapter à l’espace qu’il se partage avec les illustrations), qui exige une grande concision. Synthétiser une idée, ciseler sa phrase pour aller à l’essentiel, c’est un des aspects que je préfère. Pyramyd propose des ouvrages souvent pointus, dans des domaines très précis, pour un lectorat exigeant : il s’agit donc de se documenter avec grand sérieux. Les titres qui m’ont été proposés traitent pour la plupart de sujets qui me passionnent déjà (notamment le graphisme et le street art). Le travail de recherche me procure donc beaucoup de satisfaction !


Quel est ton favori au catalogue des éditions Pyramyd ?


Je vais évidemment citer un ouvrage que j’ai traduit ! Dessiner/Peindre/Faire présente des artistes urbains du monde entier qui brouillent les frontières entre la rue et l’atelier. Pour l’anecdote, outre le sujet qui m’emballait déjà beaucoup, je fus ravie de découvrir parmi ces artistes un vieil ami italien (le talentueux Morcky) – j’ai été doublement enchantée de traduire ce titre !