Rencontre avec Élisabeth Evrard-Piat

Rencontre avec Élisabeth Evrard-Piat

À l'occasion de la sortie des 50 ateliers créatifs, nous avons posé quelques questions à l'une de ses deux auteures. 

 

Pourquoi un cahier d’exercices à la suite de À la découverte des arts visuels

 

Quand nous avons eu À la découverte des arts visuels dans les mains nous avons été impressionnées par son « sérieux ». Nous avons eu envie d’exprimer quelque chose de plus spontané, de plus léger qui aurait mieux correspondu à notre façon de jouer, d’explorer, d’oser. C’est pour cela que les titres du sommaire sont des verbes !

 

Et puis il y avait des choses qui n’avaient pas trouvé leur place dans LE LIVRE, alors qu’elles correspondaient bien à l’esprit d’UN CAHIER.

 

À qui s’adresse cet ouvrage ? 

 

C’est un ouvrage qui s’adresse aux curieux, aux joueurs, à ceux qui sont presque prêts à faire un pari, mais qui attendent un petit coup de pouce. À ceux qui savent que l’on n’atteint des records éblouissants qu’au bout d’essais, d’entrainements, d’exercices, d’accidents même et que cela peut être amusant.

 

 

Quel exercice conseillerais-tu en premier à quelqu’un qui débute dans la pratique artistique ? 

 

Je crois vraiment que cela dépend de chacun. Pour ma part, j’aime saisir, dans les paysages urbains, une atmosphère, une perspective, une saynète … alors je commencerais probablement par l’une ou l’autre page du chapitre « représenter l’espace »

 

Comment as-tu découvert l’art du collage en papier ? 

 

Le collage de papiers gouachés est pour moi une étape de recherche, d’exploration.  Cela permet d’obtenir des aplats plus stables que de peindre soi-même des surfaces colorées pour des maquettes préparatoires à des projets textiles.

 

Avant cela, et dès l’adolescence j’ai aimé collectionner des matières variées, des papiers à textures, motifs, couleurs contrastées pour en faire des petits « collages d’humeur ». Aujourd’hui, avec le retour des emballages papier des fruits et légumes, il y a moyen de jouer à créer tout un imaginaire de corne d’abondance.

 

 

À titre personnel, as-tu une technique artistique de prédilection ? Laquelle ? 

 

Je suis attirée par tout ce qui touche au tissu : de la culture des matières premières textiles, de l’histoire des techniques de tissage, d’impressions sur étoffe, de la place des textiles dans les échanges économiques comme dans les échanges affectifs et symboliques …

 

Tout ce qui me permet de m’exprimer avec du textile m’intéresse : assemblage, broderie, détournement, transposition …  Les tissus sont mes couleurs et les fils, mes traits.

 

 

Quelles sont tes principales références et influences artistiques ? 

 

J’aime les pays où la frontière entre arts décoratifs/arts populaires et beaux-arts est moins étanches qu’en France. Et je suis souvent émue par des réalisations des traditions populaires ; on y trouve souvent une gaité et un sens de la fête et du lien auxquels je suis très sensible.

 

S’il me fallait retenir que deux peintres de mon petit musée personnel il y aurait Paul Klee et Nicolas de Stael, mais ils s’ennuieraient peut-être alors il faudrait rajouter tous les autres et il y aurait des femmes.

 

 

 

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