Sophie Pujas, les mots au service de l'art

Admiratrice du travail et de la démarche de Christian Guémy, Sophie Pujas signe l'appareil de notes et la postface de L'Art de s'effacer. Elle nous raconte sa rencontre avec ce texte. 

 

Bonjour Sophie, pouvez-vous vous présenter en quelques mots et nous parler de votre parcours ? 

Je suis autrice et scénariste. J’ai écrit plusieurs romans et consacré plusieurs ouvrages à l’art urbain, un sujet qui me passionne de longue date !

 

Comment avez-vous découvert le travail de Christian Guémy/C215 ?

Dès que l’on s’intéresse au street art, le nom de Christian Guémy est incontournable. J’admire à la fois sa technique si singulière et son engagement humaniste et généreux, qui l’a conduit aussi bien à intervenir régulièrement en prison qu’à se rendre en Ukraine ces derniers mois.

 

Quelle a été votre première impression en découvrant les lettres qui constituent le texte de L’Art de s’effacer ?

L’émotion. Je crois que quiconque les découvrira ne pourra qu’être sensible à la façon dont Christian Guémy interroge sa propre histoire, qui a débuté sous des augures très sombres. Mais il est parvenu à ne pas être défini par sa propre tragédie, à s’en échapper. Au-delà de son histoire, il questionne aussi notre époque, notamment son besoin de publicité permanent, avec une grande intelligence, et beaucoup d'honnêteté. 

 

Quel éclairage avez-vous souhaité donner au texte dans les notes et la postface que vous avez rédigées ?

J’ai voulu rester fidèle à l’émotion que me procure ce texte justement, en l’accompagnant le plus simplement possible. Je suis convaincue que l’une de ses grandes forces est de pouvoir toucher à la fois les nombreux admirateurs de C215, mais aussi tous ceux qui s’intéressent à ce que peut êtr​e un destin d’artiste, à la façon dont l’art peut permettre de se réinventer soi-même.​​ Je voulais que la postface et les notes puissent parler aux uns comme aux autres.

 

Quels sont vos projets en cours et à venir ?

J’ai récemment publié un roman : Les homards sont immortels (Flammarion), ainsi qu’un livre consacré à la place de l’humour au sein du street art (Le rire urbain, Alternatives). Et j’écris actuellement un long-métrage situé dans le milieu du street art.

 

Photo © Pascal Hée